Réunion de concertation sur les postes linguistiques
du 2 avril 1999
I. Redéfinition des postes d’attaché de coopération pour le français

Mme Michèle Sellier, sous-directrice du français à la direction de la coopération culturelle et du français, nous confirme que la dénomination d’attaché de coopération pour le français a été retenue pour les attachés linguistiques, et celle d’attaché de coopération éducative pour les ACLÉ.

Les informations sur la redéfinition des missions de ceux-ci ainsi que sur la nouvelle politique à mener restent de nature très générale et n’apportent pas les précisions attendues par rapport à notre rencontre de janvier.

Le SGEN-C.F.D.T. a insisté sur la nécessité de "désenclaver" l’action en faveur de la langue française et de la coopération éducative et d’en faire une partie intégrante de la politique culturelle d’un poste. Mme Michèle Sellier a répondu que c’était précisément le sens de la politique initiée par la D.C.C.F. et que les personnels "linguistiques" portaient parfois la responsabilité de leur éventuel isolement par leur travail mené en dehors du reste du service culturel. Quant à nos remarques sur l’absence trop fréquente de réunion du conseil d’orientation, elles sont réfutées purement et simplement.

II. Recrutement : campagne 1999

M. Piet, sous-directeur des personnels des services et établissements culturels et de coopération rappelle le cadre nouveau dans lequel intervient pour la première fois ce recrutement pour les fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Pour les agents en poste en France, la condition sine qua non à un recrutement est que la candidature ait été sélectionnée par le ministère de l’Éducation nationale parmi les milliers de candidatures transmises par les rectorats. Le ministère des Affaires étrangères dit ne pas vouloir s’ingérer dans les critères et les modes de fonctionnement adoptés par cette administration et n’est donc pas en mesure de nous donner des informations.

Rencontre avec M. Thierry Simon,
délégué aux Relations internationales et à la Coopération
du ministère de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie

Alain Schneider a participé début mars dans le cadre d’une délégation de l’ACAD-M.A.E. à une rencontre avec M. Thierry Simon, consacrée aux problèmes de mobilité internationale des personnels de l’Éducation nationale. Notre interlocuteur a pris connaissance des demandes formulées dans le cadre de cette association et nous a exposé les grands traits de la politique qu’il doit mener : implication de chacune des directions du MENRT, engagement aux côtés du M.A.E. traduit notamment par la création d’Edufrance, suivi réel de carrière pour les fonctionnaires de l’Éducation nationale (personnels enseignants, d’administration et d’encadrement) envoyés à l’étranger tant au niveau du choix initial que de la gestion du retour, etc.

Aux questions posées sur les modalités de sélection des candidatures sur les postes culturels, linguistiques et scientifiques, il s’est contenté de répondre sur la "qualité" et le sérieux des responsables du choix, qui " connaissent bien les exigences des postes à l’étranger car ils ont eux-mêmes occupé des fonctions de conseiller ou attaché culturel ou scientifique ". Pas d’information concrète sur les critères d’une sélection limitée à l’examen d’un dossier. À nos demandes sur les dysfonctionnements constatés, il a répondu qu’il les regrettait mais que pour une première année, elles n’étaient pas si nombreuses et que le système serait amélioré.

La nomination prochaine d’un "chargé de mission" est un élément important qui devrait permettre la mise en œuvre des orientations fixées par la circulaire de novembre 1998.

La DRIC a finalement transmis au M.A.E. jusqu’à trois candidatures d’agents en poste en France ou déjà détachés) pour chaque poste à pourvoir. La sous-direction des services et établissements culturels et de coopération, en liaison avec la DGCID, a procédé à des entretiens avec ces candidats, ainsi qu’avec des candidats non issus de l’Éducation nationale ou en poste dans le réseau.

C’est la sous-direction PL-D qui a fait le choix final soumis à l’autorité politique, sans navette avec l’Éducation nationale.

L’objet de la réunion du 2 avril avec les organisations syndicales ayant des élus en C.C.P.M. est limité à la communication de l’état des propositions pour les postes linguistiques, à l’exclusion des autres postes d’attaché, conseiller ou directeur et secrétaire général de service ou d’établissement. Nous n’avons pas eu communication de la liste des sélections préalables de l’Éducation nationale ou des autres candidats en course. Nous avons pu seulement contester dans certains cas l’adéquation entre le profil du candidat et le descriptif du poste, ce qui a abouti au réexamen d’une petite demi douzaine de candidatures...

Pour le SGEN-C.F.D.T., s’il est évident que la campagne 1999 marque un progrès indubitable par rapport à l’obscurité totale des affectations depuis des années, il n’en reste pas moins que les insuffisances sur une véritable transparence et une consultation (au demeurant prescrite par les textes) restent patentes.

Comme le syndicat C.F.D.T. des Affaires étrangères, nous demandons une consultation des instances paritaires sur l’ensemble des affectations.

Si nous ne pouvons que constater que le cadre réglementaire en vigueur est tombé en désuétude, nous demandons avec force que des textes nouveaux soient préparés et soumis au nouveau comité technique paritaire ministériel qui se réunira cet été.

Plus modestement, nous sommes demandeurs d’une consultation sur les modalités techniques et pratiques d’information et de sélection des candidats.