L’IMAGE STEREOTYPEE DES FRANÇAIS

DANS LA PRESSE ANGLAISE

DANS LE CONTEXTE DE LA  « GUERRE DU BŒUF »

 

 

Dossier sous la direction de M. CHEVREL

Sophie COSNEAU

Maîtrise Français Langue Etrangère

Université de Nantes, UFR de Lettres

Année 1999-2000

SOMMAIRE

Introduction  p.3

Première Partie :

·Définitionsp.4

·Démarchep.5

·Présentation du corpus de textes et des groupes concernésp.6

Deuxième Partie :

·L’image stéréotypée des Français dans la presse anglaise :

dans un autre contextep.7

·Présentation du contexte politique : la « guerre du bœuf »p.8

Troisième partie : 

·Présentation des stéréotypes rencontrésp.10

·analyse des stéréotypesp.11

Conclusionp.12

Bibliographiep.13

Annexes

INTRODUCTION

Ce dossier est l’aboutissement d’un travail de recherche et de réflexion sur les stéréotypes dans la presse écrite. Il s’agit plus précisément d’hétérostéréotypes, c’est à dire des représentations qu’un groupe se fait d’un autre groupe. Les stéréotypes peuvent s’appliquer à n’importe quel groupe, que se soit un groupe social , professionnel ou bien une nationalité.

Comme l’indique le titre du dossier, ce sont les relations entre deux nations, la nation anglaise et la nation anglaise, que je vais examiner, dans un contexte bien particulier qui est celui de la « crise de la vache folle ». Pourquoi avoir choisi un tel contexte ? Parce qu’il est évident que lorsque des conflits opposent deux pays, la presse s’empare du sujet pour exposer ses opinions sur le peuple ennemi. C’est alors l’occasion de regarder de plus près les représentations des Britanniques sur les Français et de repérer les images récurrentes, les stéréotypes de la langue ou bien les préjugés.

Avant de présenter et d’analyser les stéréotypes relevés dans différents articles de presse, je donnerai dans une première partie quelques définitions de mots-clés puis j’expliquerai ma démarche et je présenterai le corpus de textes et les groupes stéréotypés et les groupes producteurs de stéréotypes.

Dans une deuxième partie, je donnerai un exemple d’analyse de stéréotypes sur les Français dans la presse anglaise mais cette fois-ci, dans un autre contexte, qui est celui de la Coupe du Monde de football. On pourra ensuite lire un article extrait du Monde, afin d’avoir une idée de la situation actuelle des relations franco-britanniques concernant la « guerre du bœuf ». 



PREMIERE PARTIE

I- Définitions

Distinction entre stéréotype et préjugé

La notion de stéréotype a été inventé par le publiciste Walter Lippman en 1922. Il désigne par ce terme emprunté au langage courant les images dans notre tête qui médiatisent notre rapport au réel. Il s’agit des représentations toutes faites, des schèmes culturels préexistants, à l’aide desquels chacun filtre la réalité ambiante. Selon Lippman, ces images sont indispensables à la vie en société. Sans elles, il nous serait impossible de comprendre le réel, de le catégoriser ou d’agir sur lui.

En un premier temps et contrairement aux instigations de Lippman, les psychologies sociales américaines ont insisté sur le caractère nocif et réducteur des stéréotypes. Ils les ont placé sous le signe de la péjoration, demeurant ainsi fidèles à l’acceptation commune du terme. Dans la mesure où le stéréotype relève d’un processus de catégorisation et de généralisation, il simplifie et élague le réel : il peut ainsi favoriser une vision schématique et déformée de l’autre qui entraîne des préjugés. 

Un préjugé est une opinion non fondée, une idée que l’on tient pour vraie sans information ni réflexion suffisantes. On peut avoir un préjugé favorable envers quelqu’un : dans son sens général, préjugé n’implique pas un contenu défavorable. Dans son sens psychosocial, la notion de préjugé se distingue de celle de stéréotype de la façon la suivante. Un préjugé est une attitude envers une catégorie de personnes et comporte donc les trois aspects de toute attitude : Un aspect conatif (prédisposition à agir d’une certaine façon envers les membres d’une catégorie), un aspect affectif (réactions émotionnelles suscitées par l’évocation ou la présence des membres de la catégorie) et un aspect cognitif (croyances du sujet relatives à cette catégorie et à ces membres). Ce dernier aspect constitue le stéréotype de la catégorie.

Distinction entre groupe et catégorie

Groupe est une notion psychosociale, il s’agit d’un ensemble de personnes qui ont les unes avec les autres, un mode d’interaction défini. Un groupe est une entité collective qui possède certaines caractéristiques fonctionnelles, de l’ordre de ce qui se passe entre les membres du groupe.

Catégorie est une notion de psychologie individuelle. Une catégorie existe dans la tête d’un sujet. C’est un ensemble d’objets que le sujet traite, à un certain égard, de la même façon ou considère comme relevant, d’une façon ou d’une autre, du même ensemble.

II- Démarche

J’ai eu envie de traiter des stéréotypes entre les Français et les Anglais parce que le peuple britannique est un peuple que je connais bien. En effet, j’ai vécu en Angleterre pendant huit mois et c’est un pays qui m’est cher. L’idée du sujet m’est quant à elle apparue le jour où un ami britannique m’a envoyé un article extrait du journal The Guardian. Cet article évoquait les relations conflictuelles entre nos deux pays, une partie présentait le film de Luc Besson : Jeanne d’Arc, mettant en parallèle l’attitude de Jeanne reboutant les Anglais hors de France et l’embargo sur le bœuf britannique. L’autre partie revenait sur les différents conflits ayant opposé les deux peuples et exposait quelques regards croisés. C’est alors que je me suis dit qu’il serait intéressant d’analyser, dans la presse anglaise, la vision que portent les Anglais sur les Français étant donné le contexte politique actuel.

II- Présentation du corpus d’articles et des groupes concernés

Mon analyse porte sur les stéréotypes observés dans l’article anglais extrait du Guardian, dont je traduis les éléments en rapport avec le sujet du dossier pour ensuite les analyser. J’ai ensuite décidé de chercher des articles parus en français. J’ai trouvé dans l’hebdomadaire français, le Courrier International, quatre récents articles de journaux anglais traduits en français et analysés par les journalistes du Courrier International. Le corpus de textes sur lequel je fonde ma recherche est donc composé de cinq documents.

Le premier est extrait du Guardian du mardi 26 octobre 1999 : « De la bière tiède, de la mauvaise nourriture et les mythes de l’entente cordiale », le deuxième du Courrier International du 28 octobre au 3 novembre 1999 :  « La guerre du bœuf ne fera que des perdants », le troisième du Courrier du 4 au 9 novembre : « retour sur une hystérie collective », le quatrième du 10 au 17 novembre : « Ces Français qui disent oui à l’Angleterre » et le cinquième du numéro hors-série décembre 1999- février 2000 : « Les vaches folles veulent se faire plus grosses que les grenouilles ».

Il est important pour ce genre de recherche sur les stéréotypes d’avoir bien défini les groupes de personnes concernées. Qui regarde qui ? Il est assez difficile de répondre à cette question en ce qui concernele sujet traité dans ce dossier. Dans ces articles, des journalistes anglais s’attaquent aux Français. Etant donné la situation, ils devraient s’attaquer aux hommes politiques français, aux dirigeants seulement, mais c’est à une nation entière que les journalistes en veulent. Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que ce sont les Anglais qui portent un regard sur les Français, c’est le regard d’un groupe ethnique sur un autre. Deux peuples s’attaquent par l’intermédiaire de la presse.

DEUXIEMEPARTIE

I- L’image stéréotypée des Français dans la presse anglaise : dans un autre contexte

C’est souvent lorsque deux pays sont en conflit, que se soit politique, économique ou autre que la presse prend pour cible le pays avec lequel le différent a lieu. L’Européen propose un dossier intitulé « Ces Anglais qui nous détestent », composé d’une revue de presse « la France et les Français, une mine pour la presse populaire britannique » analysant, entre autre, un conflit qui a opposé les Français aux Anglais avant la Coupe du Monde de football 1998. 

Les Anglais, déçus par l’organisation de la vente des billets, ont vivement critiqué les Français et ont ressorti tous les vieux stéréotypes les concernant. Certains tabloïds ont pris un ton sympathique pour parler des Français mais les autres n’ont cessé de critiquer la mauvaise organisation de la vente des billets. « C’est généralement à l’occasion de grands événements, sportifs ou politiques que cette presse se déchaîne » assure Tim Gopsill, le rédacteur en chef du magazine Journalist .  « Mais cela n’empêche pas des milliers d’Anglais d’aller en France pour leurs vacances. » En effet, et c’est paradoxal, les tabloïds critiquent les Français mais ils offrent néanmoins des billets pour traverser la Manche en première page.

La France reste une cible d’autant plus facile qu’elle est le plus proche voisin d’Europe. Certains tabloïds encouragent même leurs lecteurs, en période de conflit franco-britannique, à exercer des représailles. Cela a été le cas pendant la Coupe du Monde . 

Ces périodes de crise sont l’occasion de ressortir les vieux stéréotypes, ainsi, l’affaire des billets du Mondial a été une aubaine pour attaquer ces égoïstes de Français, « incapable de travailler en équipe » comme l’explique William Langley, un chroniqueur du Sun. L’Express, dans son éditorial, a même accusé la France « de ne jamais donner sa chance à un étranger ». Une critique qui revient régulièrement, quel que soit le sujet.

II- Le contexte politique : la « guerre du bœuf »

L’embargo sur l’exportation européenne a commencé en 1996 et a été levé en août1999. Sur le site vache folle en ligne, j’ai trouvé cet article de Patrice Claude, correspondant à Londres du quotidien français, le Monde. Cet article est daté du vendredi 10 décembre 1999. Il explique la situation politique actuelle. Afin d’exposer le contexte politique et les enjeux économiques de ce conflit, je me permets d’insérer cet article dans ce dossier.

Londres « n'a plus d'autre choix que d'intenter une action en justice » 

Patrice Claude claude@lemonde.fr

Mis à jour le jeudi 9 décembre 1999

LONDRES de notre correspondant

Choc, déception, colère. Comme on pouvait le prévoir, le refus français de lever l'embargo sur le steak britannique provoque ici un ouragan de protestations et de menaces. Le Premier ministre britannique, Tony Blair, qui a téléphoné à Lionel Jospin pour lui dire combien sa décision lui apparaissait « totalement erronée », a fait savoir qu'il avait « d'ores et déjà pris contact avec la Commission européenne pour s'assurer que les démarches légales contre la France sont entreprises ». Londres, qui estime avoir effectué de gros efforts pour satisfaire Paris ces dernières semaines et obtenir un compromis diplomatique, n'a désormais « plus d'autre choix que d'intenter une action en justice », déplorait le ministre de l'agriculture, Nick Brown. La troisième manche de la « guerre du bœuf » commence et elle risque d'être particulièrement « saignante » pour les entreprises françaises qui vendent leurs produits à Londres.

Dans les minutes qui ont suivi l'annonce de la décision française mercredi 8 décembre au soir, le chef du puissant syndicat national des fermiers était sur tous les écrans de télévision pour appeler ses compatriotes à « bien réfléchir avant d'acheter quelque produit français que ce soit et de plutôt porter leur choix sur la qualité british ». A l'instar du gouvernement, les quotidiens londoniens étaient si certains que la décision de Paris serait finalement une levée de l'embargo, que la plupart d'entre eux, totalement pris par surprise après le bouclage de leurs premières éditions, n'ont pu que bousculer la première page de leurs éditions suivantes pour faire un peu de place à la nouvelle du jour. S'il faut en juger par la « une » du Daily Mail, qui titrait jeudi matin sur toute la largeur de sa première page « Bœuf : c'est maintenant l'humiliation », on peut prévoir que la canonnade médiatique contre « la France perfide », comme disait jeudi un commentateur de radio, va maintenant redoubler d'intensité.

« GOUVERNEMENT HUMILIÉ » 

Les assauts des tories contre la « coupable naïveté » de Tony Blair et l' « incompétence crasse » de son ministre de l'agriculture ont d'ores et déjà repris de plus belle sur un thème ô combien efficace en Angleterre, à savoir en substance : « Vous vous êtes couchés devant les Français. » Tim Yeo, le ministre-fantôme du Parti conservateur pour l'agriculture est, depuis le début des hostilités bovines, le plus percutant. « Nous avons laissés les Français nous piétiner », disait-il, mercredi soir, sur un ton plus combatif que navré. « Cela confirme l'échec total de la mollassonne approche travailliste vis-à-vis de la France. Le gouvernement est totalement humilié et les fermiers britanniques vont maintenant devoir payer l'incompétence de Nick Brown. » Il y a fort à parier que, pour leur part, les bookmakers londoniens ne vont plus donner très cher de la carrière d'un ministre qui proclamait, il y a encore trois semaines, sa « confiance » en la victoire de la raison et de la diplomatie dans ce conflit commercial.

Le gouvernement de Tony Blair va sans doute éprouver les plus grandes difficultés à maintenir la position modérée qu'il avait adoptée lors des premières salves de « la guerre du bœuf », il y a deux mois. « Nous avons la science et la loi européenne de notre côté, se consolait, mercredi soir, le porte-parole du premier ministre. Il est regrettable que les Français ignorent la première et défient la seconde. » Ignorant superbement les quarante autres pays - dont l'Allemagne - qui boycottent toujours le bœuf anglais sous un prétexte ou l'autre - pays parmi lesquels on trouve les Etats-Unis et plusieurs nations amies, membres du Commonwealth -, le porte-parole a ajouté que la France était désormais « totalement isolée dans cette affaire ». La France, et cela explique aussi partiellement pourquoi elle est ainsi si violemment prise à partie par la presse, était il est vrai, avant l'embargo européen de 1996, la première importatrice de viande de bœuf britannique au monde.

TROISIEME PARTIE

III- Présentation des stéréotypes

Tout d’abord, l’article du Guardian ne contient pas beaucoup de stéréotypes sur les Français : l’article commence par dire que, bien que la France et l’Angleterre soient des pays voisins, de nombreuses guerres les ont opposés, depuis l’invasion de William Le Conquérant en 1066 jusqu’aux campagnes napoléoniennes de 1803-1815.

Pour les Anglais, la France est un pays « étranger » et les deux peuples ont toujours eu des difficultés à se comprendre. Le seul stéréotype figurant dans cet article concerne le rapport à la parole ; les Français tentent d’éblouir, de séduire en parlant. Mais, ce stéréotype n’est pas directement lié au sujet, c’est à dire qu’il ne découle pas directement du conflit actuel.

Dans l’article «  La guerre du bœuf ne fera que des perdants », on apprend que les journaux anglais ne cessent d’avoir recours à des insultes ; on a alors pu lire dans le Daily Mail que les agriculteurs français sont sales et paresseux. Comme le souligne le journaliste du Courrier, la presse britannique est allée très loin avec ces propos xénophobes. On pourra alors dire que ces insultes ne sont pas des stéréotypes, qui sont les images, représentations toutes faites que les Anglais ont des Français, mais sont plutôt des préjugés, qui sont les attitudes que les Anglais ont envers les Français. Le journaliste ajoute que le conflit est aggravé parce que chaque nation défend ses intérêts, se perd dans des préjugés et en plus, fait preuve de mauvaise foi.

Dans l’article « retour sur une hystérie collective », on retrouve les mêmes points. La presse britannique tente de monter les deux pays l’un contre l’autre, ils ont fait de ce problème scientifique : le bœuf britannique est-il toujours dangereux ? Doit-on interdire sa consommation ?, une guerre où « les insultes volent à travers la Manche ». Les journalistes de la presse populaire anglaise ne défendent pas véritablement les intérêts des agriculteurs. Ce conflit sert juste de prétexte pour défendre la nation contre les « méchants Français ».

L’article suivant : « Ces Français qui disent oui à l’Angleterre » a été écrit pendant la « guerre du bœuf » mais ne traite pas ce problème. Le sujet de cet article est l’immigration des Français en Grande –Bretagne. On peut y relever un certain nombre de stéréotypes : les immigrés français sont soient joueurs de football, grands chefs de cuisine ou bien serveurs dans les restaurant français.

Pour finir, dans l’article « les vaches folles veulent se faire plus grosses que les grenouilles », on constate que différents stéréotypes sont énumérés, par exemple les différentes choses que les Anglais apprécient dans la culture française : la cuisine, le chic et le paysage. Mais les deux peuples ont les même défauts, ce qui provoque cette rivalité. Ils sont tous les deux fiers de leur histoire, ont un fort sens de la nation.

II- Analyse des stéréotypes

Ce qui est assez frappant premièrement, c’est la désignation des deux peuples, celle que l’on va retrouver dans plusieurs articles : les Frogs ou Grenouilles et les Rosbifs. On peut alors considérer que ces expressions sont plus que des surnoms mais bel et bien des expressions figées puisqu’elles sont utilisées de tous, même des médias.

Ensuite, on peut dire que l’on a pu relever différents stéréotypes : une catégorie n’avait pas de rapport direct avec le contexte, mais on y fait allusion dans tous les articles, même dans ceux ayant un sujet différent tel l’immigration des Français sur le territoire anglais. Ces stéréotypes sont les plus courants : Quand un Anglais pense à un Français, il pense nourriture et chic.

Par contre, si l’on considère les articles sur la « guerre du bœuf », on ne peut que relever des préjugés négatifs. Ainsi, les insultes lancées contre les Français reflètent l’attitude négative des Anglais, des journalistes anglais plus précisément, envers les Français.



CONCLUSION

La préparation de ce dossier a été l’occasion de réfléchir sur les relations interculturelles, ainsi que sur le fonctionnement des stéréotypes et leur véracité. Evidemment, pour un professeur de FLE qui doit faire face à un public de nationalité différente, ces thèmes sont fondamentaux pour la gestion de l’interculturel.

De l’analyse des stéréotypes, on retiendra la difficulté de saisir la différence entre un stéréotype et un préjugé : en effet, déclarer dans la presse que les agriculteurs français sont sales et paresseux est-il un stéréotype ou un préjugé ? D’après la définition, cela relève du stéréotype mais je me suis demandée si le fait de l’affirmer ouvertement ne peut pas être considéré comme une attitude xénophobe, hostile et donc comme un préjugé.

J’aimerais conclure en ajoutant que ce conflit entre deux nations a un impact sur une partie de la population britannique, spécialement les agriculteurs qui sont directement concernés ; les conflits politiques et économiques peuvent faire changer les stéréotypes : une enseignante anglais de FLE m’a confié qu’un parent d’élève a refusé de la rencontrer lors d’une réunion parents-professeurs, déclarant qu’il ne voulait plus entendre parler ni du français, ni des Français !



BIBLIOGRAPHIE

Ruth Amossy- AnneHerschberg Pierrot, Stéréotypes et clichés, Nathan Université

Anne-Marie de la Haye, La catégorisation des personnes

Site web : « vache folle en ligne » http://www.inra.fr/Internet/Produits/DPENV/vchfol00.htm